Semer des concombres : quand et comment les planter ?

Semer Concombre
Cousin de la courge et du melon, le concombre est une plante potagère herbacée dont le fruit est se révèle agréablement rafraîchissant en été. Il est plus particulièrement succulent lorsqu’il est ferme et gorgé d’eau. L’idéal ? Disposer de ses propres concombres au jardin, et les consommer bien frais !

Quand semer les concombres ?

Le concombre aime les sols chauds : il lui faut une terre à 12°C au minimum pour germer. La période de semis idéale se situe en mai/juin. Les fruits arrivent alors à maturité au mois d'août. Pour avancer la récolte au mois de juillet, il est possible de procéder à un semis à chaud dès la période de mars/avril.

Quelles variétés choisir ?

Originaire d'Asie, le concombre a d'abord été introduit en France à la cour de Louis XIV. On le considère désormais comme la culture la plus répandue à travers le monde. L'apparence et la saveur de ce fruit-légume varient radicalement suivant les variétés.

Le concombre hollandais

Le concombre hollandais est une variété relativement récente, puisqu'elle a vu le jour dans les années 1950 aux Pays-Bas. Reconnaissable à son aspect – long, lisse, droit et paré d'un vert profond – il est le plus répandu, car il a la particularité de ne pas être amer.

Le concombre épineux

Le concombre épineux doit son nom aux épines qui hérissent sa peau. Si elles lui donnent une apparence piquante, elles n'en demeurent pas moins inoffensives. Assez court et trapu, il évoque un cornichon. S'il est particulièrement adapté aux régions ensoleillées, sa chair n'est pas dépourvue d'amertume.

Les variétés anciennes

Variété très ancienne, le Généreux doit son nom à sa remarquable productivité. Il est aussi apprécié pour sa saveur douce, sans amertume. Ses fruits peuvent atteindre 25 cm. Ils peuvent cependant être récoltés lorsqu'ils sont petits, et préparés et consommés à la façon des cornichons.

Vous pouvez trouver de nombreuses autres variétés anciennes, à l'apparence et à la saveur originales. Parmi elles :

  • Le Kaiser Alexandre : un concombre brun, brodé, à la chair blanche ;
  • Le Lemon, variété très productive qui doit son nom à ses petits fruits d'un jaune très pâle, assez ronds ;
  • Le long de Chine, qui se cultive de préférence en treillis, ce qui permet à ses fruits de s'épanouir pleinement jusqu'à atteindre parfois 1m de longueur.

Que faire avant de semer les concombres ?

Le concombre appréciera une terre riche, bien amendée. Il se sème dans une terre bien travaillée, ameublie sur au moins 30 cm de profondeur, en éliminant racines et cailloux. Griffez la terre et nivelez à l'aide d'un râteau, en brisant les mottes et en éliminant même les plus petits cailloux.

Comment les semer ?

Semis en place

  1. Préparez des trous de 30 cm de profondeur en respectant un espacement de 80 cm à 1 m ;
  2. Au fond du trou, ajoutez du compost ou, à défaut, des matières organiques (restes de tonte ou feuilles) ;
  3. Remplissez le trou d'un mélange de terre et de terreau ;
  4. Enfouissez 3 à 4 graines et tassez bien ;
  5. Arrosez en pluie fine, à l'aide d'un arrosoir équipé d'une pomme.

Attendez que les jeunes plants aient au moins 3 feuilles pour éclaircir.

Semis à chaud

Il est possible de procéder à un semis en godets individuels :

  1. Remplissez les godets de terreau pour semis ;
  2. Placez 3 graines dans le godet, dans 3 trous distincts, puis tassez.

Les graines doivent être arrosées en pluie fine. Il est aussi possible de placer chaque godet dans une coupelle remplie d'eau.

La température idéale pour un semis à chaud est de 20°C. Les godets peuvent être installés aussi bien dans une serre que sous une véranda, voire même derrière une fenêtre. Pour maximiser vos chances de réussite, vous pouvez recycler de vieilles bouteilles en plastique : coupez la bouteille en deux et placez la partie supérieure au-dessus du godet.

Lors de la mise en place au jardin, placez du compost ou de l'humus dans chaque trou.

Où planter les concombres ?

Le concombre redoute l'humidité excessive, source de pourrissement. On lui réservera donc une parcelle bien drainée.

Le concombre appréciera le voisinage direct de la carotte, de betterave, de la fève, du haricot, du petit-pois et du basilic. On évitera en revanche de le cultiver à proximité du romarin, des pommes de terre ou de la sauge.

Comment les entretenir ?

Pour être en bonne santé – et pour un rendement optimal – le concombre doit être soigneusement taillé :

  1. Pincez au-dessus de la 2ème feuille, pour donner naissance à 2 tiges ;
  2. Pincez après la 4ème feuille de chaque tige.

Taillez ensuite systématiquement la branche située au-dessus du fruit.

Comment arroser les concombres ?

Si le concombre est volontiers consommé en jus ou en soupe, c'est qu'il est principalement constitué d'eau. Rien d'étonnant à ce qu'il nécessite un arrosage régulier. Il n'en craint pas moins l'eau stagnante, ou les projections d'eau sur les feuilles.  Dès que vous avez éclairci le semis, il convient donc de réaliser des cuvettes au pied de chaque plant, et d'arroser avec délicatesse, en positionnant le tuyau ou l'arrosoir près de la tige, sous les feuilles. L'idéal ? Le goutte à goutte, bien sûr !

Récolter les concombres : quand et comment faire ?

Recolter Concombre

Suivant les variétés, on récolte les fruits 3 à 4 mois après le semis. Pour bénéficier pleinement de sa saveur (et de ses minéraux !), il est préférable de récolter le concombre lorsqu'il est ferme et qu'il affiche une couleur bien uniforme (10 à 15 jours après la floraison).

On prélèvera les concombres de préférence le matin, en utilisant un instrument bien aiguisé – couteau ou ciseau – qui permet de réaliser une coupure nette. Le concombre peut se conserver 5 à 7 jours au réfrigérateur, dans le compartiment à légumes.

Les maladies du concombre et que faire ?

L'oïdium

Le concombre est tout particulièrement vulnérable à l'oïdium. Ce champignon est fréquent dans le potager. Cette sorte de moisissure, de couleur blanche, envahit rapidement les feuilles du concombre. L'oïdium aimant la combinaison de la chaleur et de l'humidité, il se développe principalement au printemps et à la fin de l'été. Mais d'autres facteurs peuvent faciliter sa prolifération.

On agit donc en premier lieu de façon préventive, en adoptant quelques bonnes habitudes :

  • Des plants bien espacés ;
  • Pas d'eau stagnante ;
  • Pas de projections d'eau sur les feuilles.

En cas d'apparition de la maladie, supprimez toutes les feuilles touchées, et brûlez-les. Lorsque la maladie n'est pas endiguée, l'application d'un fongicide s'impose. On privilégie alors les traitements naturels :

  • Le bicarbonate de soude : mélanger 25 gr de bicarbonate de soude dans 5 L d'eau, ajoutez 1 cuillère à café de savon noir ou d'huile végétale et pulvérisez sur les plants (renouvelez le traitement en cas de pluie) ;
  • Le lait : mélanger ½ L de lait à 4,5 L d'eau, et pulvérisez une fois par semaine.

Le mildiou

Le concombre produit un feuillage dense. L'association de l'ombre, de la chaleur et de l'humidité produit un environnement favorable au développement du mildiou. Le traitement le plus efficace est la bouillie bordelaise, que l'on pulvérise à titre préventif au printemps, puis tout au long de l'été, en particulier s'il est pluvieux (comptez une application tous les 15 jours). Si vos plants sont tout de même victime d'une attaque de mildiou, vous pouvez procéder à un traitement :

  • Supprimez toute partie infectée de la plante ;
  • Mélangez du bicarbonate de soude dans de l'eau (1 cuillère à soupe par litre) et pulvérisez sur la plante.

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