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Énergie : la crise énergétique qui fait exploser les prix va-t-elle engendrer un arrêt de production des usines cet hiver ?

Amandin QG

Publié le

Lu 40

Énergie la crise énergétique qui fait exploser les prix va-t-elle engendrer un arrêt de production des usines cet hiver

La crise énergétique continue en France. Ceci contraint de nombreux producteurs à prendre des mesures radicales pour répondre à la hausse du prix de l’énergie. Découvrez ce qu’implique cette hausse des prix liée à la crise énergétique.

Une augmentation record des prix de l’énergie

Les prochains mois risquent d’être particulièrement difficiles pour les industriels étant les plus grands consommateurs d’énergie, en raison des prix élevés de l’électricité et du gaz. En effet, certains industriels choisissent d’arrêter définitivement leur production en raison de coûts élevés de l’énergie.

L’Europe a perdu environ la moitié de ses capacités de production d’aluminium et de zinc, par exemple, car ces productions consomment énormément d’énergie. Selon les secteurs d’activité, les industries nécessitent certaines quantités d’énergie. En raison de la hausse des prix, ils ne peuvent donc plus s’approvisionner et répondre à leurs besoins en matière de gaz, notamment pour pouvoir poursuivre leur production.

Néanmoins, la situation actuelle ne risque pas de connaître d’amélioration significative pour l’instant. En effet, les prix du gaz naturel sur le marché TTF de Rotterdam, qui sert de référence sur le marché européen, ont atteint les 300 euros le mégawattheure. Il s’agit d’un niveau inédit. 

Les tarifs de l’électricité ont donc également augmenté, avec plus de 600 euros sur le marché spot.

En l’espace d’une année, les prix du gros du gaz et de l’électricité destinés à être livrés en 2023 ont été multipliés par au moins onze. Pour obtenir un approvisionnement d’électricité suffisant pour l’année prochaine, il faut compter 800 euros par MWh, contre 68 euros durant l’été dernier. Le prix pour le gaz s’élève quant à lui à 224 euros.

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Un arrêt soudain des livraisons compromettrait les efforts mis en place par les Européens pour remplir les stockages pour l’hiver. Néanmoins, actuellement, les stockages sont suffisamment remplis. C’est un niveau plus élevé que celui de l’an dernier. Bien que la France possède un taux correct, il ne faut pas non plus négliger les risques de pénurie. Il faut également prendre en compte le parc nucléaire en France, qui suscite de nombreuses inquiétudes pour l’électricité.

La situation sous contrôle en France

Néanmoins, la situation en France semble être contrôlée. Il faut cependant que les industriels étant sur le marché international soient vigilants. Le relèvement du plafond de l’Arenh (Accès Régulé à l’Électricité Nucléaire Historique) qui a été augmenté de 100 à 120 TwH, ce qui a provoqué une atténuation des effets des hausses de prix pour l’électricité.

Cependant, certains industriels tournent toujours à des niveaux de production réduits en raison de la crise énergétique. Une cellule d’accompagnement a notamment été instaurée par les ministères de l’Économie et de la Transition Énergétique et la Commission de régulation de l’énergie afin d’aider les entreprises qui rencontrent des difficultés pour renouveler leurs contrats d’électricité et de gaz. Selon la gravité de la situation, des réponses graduées seront apportées.

Un groupe de travail sur la sobriété énergétique doit être mis en place avec des acteurs industriels. Le gestionnaire du Réseau de Transport d’Électricité RTE a lancé deux appels d’offres chez les opérateurs d’énergie afin d’élargir les offres d’effacement destinées aux entreprises, aux particuliers. Certaines industries, issues de domaines d’activité différents, risquent potentiellement d’être redémarrées en fonction des priorités.

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Des plans de maintien des productions sont déployés, c’est notamment le cas de certains industriels dans les matériaux de construction.

Prévenir les risques de pénurie

Concernant l’hiver prochain, les incertitudes ne sont pas seulement liées aux prix, mais aussi à de potentiels risques de pénurie de gaz ou d’électricité, car si ces éléments venaient à manquer, des activités pourraient être compromises.

En effet, certains industriels ne peuvent pas ne serait-ce qu’une seule journée rattraper une éventuelle coupure d’électricité en journée.

L’État a demandé aux gestionnaires de réseaux de faire un état des lieux afin de repérer de potentielles possibilités de délestage. 

La crise énergétique ne semble pas s’améliorer pour l’instant. Néanmoins, actuellement un arrêt total des usines pour cet hiver ne semble pas être prévu. Cependant, des industries peuvent être plus priorisées que d’autres selon leur activité au niveau des approvisionnements en énergie. Affaire à suivre.

 

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