Lorsque l’on possède un petit bout de terrain, on aimerait y voir pousser un beau jardin. Pas n’importe lequel, celui qui nous convient, le nôtre. Selon notre caractère propre, on préfèrera un jardin fleuri mais avec beaucoup de pelouse ou alors, un jardin japonais avec des effluves de fleurs différentes.

Plus un jardin possède de végétation et plus on y verra d’insectes, de papillons et de petits animaux comme le hérisson. Il est bon d’installer quelques bancs, ici et là, dans le jardin pour l’admirer sous toutes ses coutures. La vue diffère selon les époques, l’angle de vue, le temps. Sous un arbre, on aura un coin lecture, près de la bâtisse, on posera une table et des chaises pour savourer le repas en famille, et ici, où l’ombre se forme pour l’après-midi, on placera un transat pour faire une sieste au grand air. Une petite fontaine pour attirer les oiseaux et les écureuils est du plus bel effet.

Jardin japonais

Sans parler du minuscule jardin zen avec mini cactus et mini râteau à poser sur le bureau, on peut parler de jardin japonais pour des espaces emplis de zénitude.

jardin japonais

Le plus connu des jardins japonais est celui peint par Monet à Giverny. Il a réussi à reproduire la douceur des lieux, la plénitude de la nature. C’est exactement ce que l’on doit retrouver dans un jardin japonisant, même chez soi.

On joue alors, sur les formes, les couleurs, le son. Décortiquons ce langage pour aménager notre jardin nippon personnel.

  • Les formes : Plus on arrondit les angles, et plus on est dans la veine, japonisation et zénitude. Quelle que soit notre idée d’aménagement ou de réaménagement du terrain, il ne faut aucun coin abrupt. Les dalles peuvent présenter toutes les formes possibles sauf avec des coins. Les buissons, les arbustes et même les arbres seront taillés, non pas selon notre forme imposée, mais selon celle que le végétal impose. Non, on ne peut pas lui laisser faire ce qu’il veut non plus, il doit être taillé mais le jardinier doit rester à son écoute. Le végétal est vivant, et il a aussi son caractère génétique.
  • Les couleurs : Elles doivent être harmonieuses. Toutes les fleurs ou plantes ne s’entendent pas entre elles, même si elles sont de la même couleur mais dans des tons différents. Encore une fois la génétique compte. On peut faire des essais dans une mini serre en unissant dans le même lieu mais pas dans le même pot des plantes fleuries que l’on voudrait associer. On peut constater qu’il y a des plantes dominantes qui arrivent même à en faire crever d’autres à distance. Il y a aussi des boutures ou replantations qui apportent quelque chose de bénéfique à une autre fleur et la booste sans perdre de sa superbe…le choix est difficile mais il faut quelquefois laisser de côté une plante ou fleur un peu trop agressive. Les plantes et les fleurs doivent communiquer, s’entendre et apporter la sérénité aux visiteurs. Il nous faut ressortir apaisé d’un jardin japonais dans lequel on aura passé au moins 30 minutes. Quelques haltes sur des bancs pour profiter de la vision de l’eau et des petits ponts de bois colorés sont très relaxantes.
  • Le son : On doit, dans un jardin japonisant, entendre le silence des hommes et les bruits de la nature. L’eau qui coule étant le principal son. Son clapotis, sa petite cascade, le contournement des pierres sont de douces mélodies. Le chant des oiseaux, le bruissement des feuillages sont apaisants.

Si l’on se contente d’une petite étendue d’eau surmontée d’un petit pont et d’un jardin au gazon court parsemé de dalles japonaises, on a juste une caricature de jardin japonais. On va vite s’en lasser, il faut absolument créer et ressentir des vibrations.

De la pelouse et de la couleur autour

Lorsque l’on a des enfants, il est indispensable que le jardin leur soit dédié. Cela n’empêche pas d’avoir quelques arbustes, fleurs ou même des arbres fruitiers.

« Pelouse » est souvent utilisé comme un mot générique pour définir toutes les herbes qui peuvent tapisser le terrain. Quelle que soit son nom ou son origine, cette herbe doit être tondue pour éviter la venue ou le passage de bêtes indésirables. Dans ce jardin on fera pousser des balançoires, un toboggan et une cabane, aux couleurs des arbres. Un jet tourniquet au sol pour amuser les enfants et arroser le terrain en même temps. Il faut leur laisser de quoi jouer, ce qui n’empêche pas de décorer le pourtour du jardin.

On peut aussi planter une haie brise-vue, mais pas n’importe laquelle, certaines sont dangereuses et à éviter quand on a des animaux et des enfants: Le laurier rose donne de très belles fleurs, sa croissance est rapide, mais il est très toxique s’il est ingéré même en faible quantité; Le pyracantha ou buisson ardent est dangereux, non pas à cause de la toxicité de ses baies rouges ou oranges qui sont quasi inoffensives, mais comme tout petit objet, elles peuvent obstruer les voies respiratoires si elles sont avalées par un petit enfant. Mais ce n’est pas tout, le pyracantha possède de longues épines qui traversent les semelles des chaussures. De petits bouts de branches épineuses foulent souvent le sol après un coup de vent.

Il faut se renseigner auprès d’un pépiniériste, pour planter une haie sécuritaire, même si elle pousse lentement.

Bassin de baignade naturel dans un cadre fleuri

Nul besoin de creuser une fosse profonde, la cavité dépend aussi de la grandeur du terrain ou celle que l’on veut donner au bassin. On ne parle pas ici d’une piscine dans laquelle forcément nager, mais un bassin dans lequel se rafraichir. Les enfants aussi pourront en profiter car l’eau est « propre » et peu profonde. Des plantes et des roches nettoient et filtrent l’eau.

bassin naturel

Des tutos sur le Net expliquent en détail comment procéder pour créer un bassin.

Autour de celui-ci, on peut créer une bambouseraie, une zone d’ajoncs et en s’éloignant tous les goûts sont permis. On peut oser la roseraie, les buissons fleuris posés comme des pompons dans le jardin, côtoyant des plantes succulentes comme le cactus. Avec ce genre de bassin, il faut essayer d’économiser l’eau au maximum. N’avoir que les rosiers à s’occuper est un plus. L’écologie est non seulement tendance, elle est nécessaire à la survie de la planète.

Le jardin mi-sauvage

Entretenu et pourtant si sauvage car on a misé sur la biodiversité. Il n’est pas laissé à l’abandon ce jardin qui a l’air un peu fouillis, non, au contraire, chaque parcelle est bio-étudiée. Des plantes et herbes folles apportent des nutriments aux cultures.

Comment obtenir le même ?

Il n’y a pas deux jardins bio-diversifiés qui se ressemblent trait pour trait. Le seul trait commun est le respect de la nature. Pourquoi laisser ces mauvaises herbes dans le jardin potager ? Parce qu’elles permettent d’économiser l’eau. Elles gardent, au niveau de leurs racines, de l’humidité qu’elles communiquent par capillarité aux plantes potagères qui leur sont voisines. Cela fonctionne aussi avec les fleurs, les arbustes…

Il est tout de même important de délimiter les espaces. On ne doit pas se laisser envahir sur tout le terrain, d’herbes folles. Elles ne doivent pas trop grandir, ou prendre trop de place. Il leur faut juste apporter aux cultures, les nutriments et l’humidité nécessaires à un bon développement.

Aménager son jardin : comment faire ?
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