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Pénurie de pellets : à quand un retour à la normale ?

La hausse des demandes en pellet n’a fait qu’accroître les problèmes de production et d’approvisionnement en France. On peut se demander quand peut-on espérer un retour à la normale.

Amandin Quella-Guyot

Publié le

Pénurie de pellets : à quand un retour à la normale ?

La pénurie de pellets de bois, ou granulés, nous affecte depuis plusieurs mois. Cet état de fait affecte négativement de nombreux foyers français s’étant tournés vers cette solution supposée plus écologique et économique pour le chauffage. Entre inflation, crise économique et conflits à l’international, quand peut-on espérer revoir des pellets en quantité et à prix compétitifs ?

D’où viennent nos pellets ?

Afin de comprendre la crise qui entoure ces petits bouts de bois, il faut comprendre leurs points d’origines vers nos foyers. Les pellets sont faits des résidus de l’industrie du bois, c’est-à-dire la sciure et les copeaux de bois issus de la découpe de bûches, planches, etc.

Ces granulés de bois ou pellets sont faits par la compression de ces résidus en petits bâtonnets de bois très denses, ce qui leur donne une valeur calorifique plus importante (ils vont brûler plus fort et plus longtemps).

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Les pellets que nous mettons dans nos poêles sont, en général, issus de l’industrie du bois en France. Ils ont vu une augmentation de la demande vers la transition énergétique puisque solution abordable et durable… en tout cas, c’était l’idée première. Le problème est venu lorsque trop de personnes ont commencé à demander un apport en granulés tandis que les entreprises se remettaient de la crise de la Covid ayant malmené l’organisation interne et les exportations.

Autrefois bien aidé par les marchés ukrainiens, russes et biélorusses, le marché du pellet a lourdement souffert du conflit ayant arrêté les exportations. Si l’Europe bénéficie encore des productions belges et allemandes, ces dernières ne représentent qu’un quart du marché existant en France.

Où en sont nos productions ?

Le souci d’apport en pellet ne tient pas spécifiquement d’un manque de moyen. En effet, la production en France tourne déjà à plein régime avec environ 70 usines de production de granulés de bois répartis dans nos régions.

Nous sommes donc en droit de nous demander pour quelles raisons les pellets semblent manquer et pourquoi le prix à la tonne a autant augmenté (qu’il s’agisse des achats de particuliers ou d’entreprises).

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Les importations de l’étranger continuent à se faire, mais ne paraissent pas suffire au vu de la demande assez forte. D’autres facteurs contribuent au manque de stock constaté par les acheteurs.

D’un côté, un effet de surstockage a été constaté chez de nombreux clients. Ce qui crée des problèmes d’approvisionnement puisqu’un certain nombre de clients ont voulu se former des stocks bien plus importants que ce dont ils ont réellement besoin. Limitant l’accès à la ressource pour d’autres car l’entreprise ne peut pas produire plus que de raison. Cet état de fait a contraint certains producteurs de pellets à devoir refuser la vente si les quantités demandées semblaient suspectes vis-à-vis du surstockage.

De l’autre, des suspicions de manipulation des prix du marché ont été constatés dans plusieurs cas, accélérant encore un peu plus la production. Surtout, si les entreprises sont ralenties par une surveillance accrue et des accusations (avérées ou mensongères) de la part de leurs usagers. À l’heure de l’inflation, le moindre changement dans les coûts est susceptible de se heurter à des complications à tout niveau (approvisionnement, production, livraison, emploi et achats).

Les prix redescendront-ils un jour ?

Tout utilisateur de poêle à pellet pourra vous le dire, les prix sont devenus exorbitants. La tonne de pellets coûte entre 500 euros et 600 euros de nos jours tandis que fin 2021 annonçait des prix aux alentours de 400 euros. Une montée des prix défiant le but de ces poêles supposés être une nouvelle façon de se chauffer de manière responsable et contribuant à la transition énergétique tant souhaitée par le gouvernement et les associations.

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Cette flambée des prix peut s’expliquer assez simplement suivant plusieurs facteurs : 

  • Le prix du pétrole (il faut acheminer les pellets)
  • Le prix de l’électricité (il faut pouvoir les produire)
  • La logistique (la mise en place et les livraisons selon la demande a explosé)

Cette augmentation des prix suit donc l’inflation et la demande, ce qui ne risque pas d’aider les tarifs à baisser puisque l’inflation risque de perdurer. Cependant, certains économistes s’entendent à dire que le prix du pellet baisserait d’ici à l’été 2023 comme le chauffage ne devrait plus être nécessaire et que la demande s’abaissera.

Pour le moment, un ‘chèque bois’ (et non pas un chèque en bois) est proposé par le gouvernement pour les foyers les plus modestes afin d’aider à payer les pellets.

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