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Si vous voyez ce serpent dans votre jardin, n’essayez surtout pas de le faire fuir !

Une invasion de serpents en France ? Qui aurait cru que cela pourrait se produire un jour ?

Amandin Quella-Guyot

Publié le

Si vous voyez ce serpent dans votre jardin, n'essayez surtout pas de le faire fuir !

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la France n’est pas dépourvue de population reptilienne. Dans tout l’hexagone, pas moins de 44 espèces ont été recensées. Elle compte à la fois des tortues, des squamates et des serpents. Ce sont les serpents qui nous intéressent présentement et une espèce en particulier qui est en voie de disparition au niveau national. On vous dit tout sur cette espèce de serpent que vous ne devriez pas faire fuir de votre jardin.

Un constat dressé par les associations de défense animale

La situation n’est pas la même pour tous les animaux vivants. De nombreuses associations de défense de l’environnement dressent un même constat concernant les serpents qui vivent parmi la faune sauvage. Le déclin des reptiles concerne à la fois la région de Deux-Sèvres comme dans le reste du pays. Toutefois, on peut noter que ce sont les vipères aspics les plus touchées par cette rareté. 

Les observations de cette variété de vipère ont diminué au cours des vingt récentes années. Pour lutter contre cette tendance de déclin de la diversité animale sur le territoire français, la France Nature Environnement Nouvelle-Aquitaine, ou la FNENA, a mis en place le dispositif RANA. Cela intervient davantage et surtout pour les Reptiles et les Amphibiens de la Nouvelle-Aquitaine.

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Un projet en faveur de la nature et des reptiles

“Reptiles et Amphibiens de Nouvelle-Aquitaine” est un projet régional mis en avant pour la conservation de la faune exotique et sauvage de la Nouvelle-Aquitaine. L’objectif est de concilier les actions de connaissance et de conservation en faveur de la déclinaison d’amphibiens et de reptiles. Le projet est porté par : France Nature environnement et est associé à l’association Cistude Nature, le Groupe Mammalogique et herpétologique du Limousin (GMHL). 

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Pour cette action, divers contributeurs sont impliqués : Le Poitou-Charentes Nature (PCN) et ses associations membres (la Ligue pour la Protection des Oiseaux, Charente Nature, Nature Environnement 17, Vienne Nature et Deux-Sèvres Nature Environnement). Le financement du projet reste entre les mains de la Région Nouvelle-Aquitaine et la DREAL Nouvelle-Aquitaine. En parallèle, d’autres partenaires associatifs et institutionnels se joignent à l’action.

Reconnaître une vipère aspic

Parmi les espèces présentent en France, la vipère aspic est un serpent au corps dense. Sa tête est nettement dessinée en largeur et prenant une forme triangulaire. On remarque de grands yeux dont la pupille est verticale au-dessus d’un museau retroussé. Ce sont les caractères les plus évidents qui différencient la vipère aspic des couleuvres communes. 

Ce ne sont pas des serpents dangereux et nocifs pour l’homme. Sa morsure est rare. Ce serpent n’a pas une nature agressive. Par ailleurs, il est plutôt craintif et évite toute confrontation avec l’être humain. Il se peut qu’elle soit prise au dépourvu et n’ait pas le temps de s’enfuir. À ce moment-là, sa seule défense sera d’attaquer son ennemi. Elle se met en position de défense et présente un potentiel danger en se plaçant sous la forme d’un S. 

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Une provocation ou manquer de lui marcher dessus est à éviter bien qu’elle n’est pas dangereuse pour l’homme lorsque la distance de séparation est supérieure à sa longueur. 

La morsure de cette espèce reptilienne est sans gravité dans la plupart des cas. Rarement mortelle, des symptômes plus inquiétants peuvent faire leur apparition. Pour cela, il faudra consulter un spécialiste, car le venin de serpent détruit les tissus. Un œdème est formé lors de la pénétration dans la circulation sanguine. Il peut être étendu au reste du corps et causer de puissants dommages.

Vipère aspic : une espèce protégée

Même à l’état naturel, la vipère aspic est menacée par une agriculture intensive et la destruction de son habitat naturel. Beaucoup viendront se débarrasser de sa présence dans le jardin afin qu’elle ne puisse pas mordre par la suite. Ce n’est pas une attitude à adopter. Elle est donc citée en annexe III de la Convention de Berne. Cela lui accorde d’être protégée par la loi en France et en Suisse.

Active le jour, si vous la croisez dans votre jardin, vous remarquerez qu’elle se déplace lentement. Cela est dû à sa crainte des êtres humains. Toutefois, la vipère aspic voit sa période d’activité s’étendre au cours de toutes les saisons, de février à novembre. La fin de la période d’activité est marquée par le passage à deux mois minimum d’hibernation.

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