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Faire du terreau avec des feuilles sèches, c’est possible ? On vous dit comment et surtout pourquoi !

Les feuilles sèches disposent de nombreuses utilités au jardin, dont la réalisation d'un terreau efficace. Nous vous détaillons le processus dans cet article !

Dorine Alanoix

Publié le

Lu 13

Faire du terreau avec des feuilles sèches, c'est possible ? On vous dit comment et surtout pourquoi !

Beaucoup de jardiniers ne savent que faire des feuilles mortes lorsque les arbres les perdent en masse à la fin de l’automne. Pourtant, ces derniers offrent une multitude de bienfaits pour le jardin. L’une des nombreuses possibilités est notamment de préparer un compost de feuillage mort, qui convient parfaitement à la multiplication des plantes.

Pourquoi le terreau composé de feuilles sèches est-il une solution intéressante ?

Le terreau de feuilles est considéré comme un véritable or du jardinier : il est finement émietté et pratiquement exempt de graines et de restes de racines d’herbes sauvages indésirables. Il convient donc à la multiplication des plantes ou peut être utilisé pour mélanger son propre terreau de culture. 

Autre avantage : en automne, lorsque de nombreuses feuilles tourbillonnent dans le jardin, il n’est pratiquement plus possible de les mélanger avec d’autres déchets sur le tas de compost. La fabrication de terreau est alors une possibilité judicieuse d’utiliser le feuillage.

En revanche, l’inconvénient principal est qu’il faut un à deux ans pour que les feuilles mortes soient suffisamment compostées et que le mélange soit prêt. Ceux qui ont cette patience peuvent préparer un mélange spécial de feuillages morts en novembre.

Comment s’effectue le processus de création du terreau ?

Afin de réaliser un terreau adéquat, certains éléments sont essentiels pour assurer la qualité du mélange, à savoir :

  • Du feuillage d’automne, idéalement broyé
  • Du compost mûr
  • Des vers de fumier, si disponibles
  • De la chaux d’algues, pour que le pH ne soit pas trop bas et que le compost ne soit pas trop acide
  • Des tontes de gazon, pour apporter de l’azote au compost

Si vous n’avez pas de tontes de gazon, vous pouvez également utiliser des matériaux azotés tels que le fumier de vache ou de cheval, ainsi que le purin d’orties.

Gracieuse est la feuille qui même morte sublime le jardin.

La transformation des feuilles sèches du jardin en terreau

Pour commencer, on remplit la couche inférieure de feuillages qui se décomposent relativement vite. C’est le cas, par exemple, des feuilles de pommiers et de cerisiers. En revanche, le feuillage de hêtres, de chênes, de platanes, de châtaigniers ou de noyers ne se décompose que lentement. Il suffit alors de passer la tondeuse à gazon sur les feuillages pour qu’ils soient hachés en petits morceaux.

Après la première couche, une seconde fine couche de compost mûr est versée sur les feuillages. Il agit comme une aide au démarrage, car il contient déjà les organismes utiles du sol qui stimulent la décomposition. On ajoute également quelques vers de compost afin d’accroître la rapidité du processus. Par-dessus, on ajoute à nouveau une couche de feuillage d’automne. 

Pour obtenir un bon équilibre en nutriments, le mélange est encore enrichi de tontes de gazon, de copeaux de corne ou de fumier. Pour que le résultat ne devienne pas trop acide, ajoutez de la chaux d’algues.

Grâce à ce mélange, les minuscules organismes vivants dans le sol peuvent bien transformer les feuilles et le terreau qui en résulte dispose d’une teneur équilibrée en nutriments et un pH neutre. En renonçant à la chaux, on obtient un compost au pH assez bas. Il convient alors aux plantes qui aiment les sols acides, les rhododendrons par exemple.

Si le feuillage dans le compost n’est pas déjà humide, il doit ensuite être arrosé avec un arrosoir. Il est également conseillé de ne pas laisser le compost se dessécher au cours des mois suivants. Un arrosage régulier favorise la décomposition. Il est également très important que les feuilles mortes restent en contact avec le sol.

Tester le terreau afin de savoir s’il est prêt

Pour savoir si le mélange est déjà mûr, on peut faire un test du cresson : pour cela, on verse une petite quantité de compost dans un bac peu profond. On y répartit uniformément quelques graines de cresson sur lesquels on appuie légèrement. Le récipient avec la terre humidifiée et les graines est placé dans un endroit clair à une température comprise de 15 à 18 °C

Si la plus grande partie des graines germe au bout de quelques jours, le compost est déjà assez efficace. Si les petites feuilles de cresson restent vertes les jours suivants et ne jaunissent pas ou ne brunissent pas, le terreau est considéré comme mûr et peut être utilisé.

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