Février est là, avec ses journées encore courtes, son air sec et son manque de lumière. Un mois souvent négligé par les amoureux des plantes, et pourtant, c’est une période cruciale pour éviter les faux pas. À ce moment de l’année, nos plantes d’intérieur vivent au ralenti. Elles n’hibernent pas à proprement parler, mais leur croissance est minimale, ce qui impose d’adapter nos gestes quotidiens.
Alors si vous avez tendance à « trop aimer » vos plantes, à trop arroser ou à les exposer sans le vouloir à des conditions difficiles, cet article est pour vous. Voici mes conseils pour vous aider à traverser février sans dégâts (et avec le sourire !).
La réduction des arrosages : un équilibre subtil à trouver
En hiver, les plantes ont besoin de moins d’eau, c’est vrai. Mais attention à ne pas tomber dans l’excès inverse en les laissant complètement sécher ! Ce que vos plantes réclament, c’est une vigilance accrue et des arrosages adaptés au cas par cas.
Astuce pratique : enfoncez votre doigt dans le terreau à 2 ou 3 cm de profondeur. S’il est encore humide, attendez quelques jours. Si c’est sec, c’est le moment d’arroser.
Les cactus et succulentes peuvent se passer d’eau pendant plusieurs semaines. En revanche, les plantes tropicales comme les calathéas, monsteras ou marantas ont besoin d’un arrosage léger toutes les deux semaines, parfois un peu plus selon la température ambiante.
Et surtout, videz toujours les coupelles après l’arrosage. L’eau stagnante est l’ennemie numéro un des racines en hiver !
La baisse de lumière naturelle : un défi pour vos plantes vertes
Février manque cruellement de lumière. Et pour nos plantes, c’est comme si on leur demandait de vivre avec les volets à moitié fermés. Résultat : elles s’étirent, jaunissent ou ralentissent leur croissance.
Conseil : rapprochez vos plantes des fenêtres orientées sud ou ouest, sans les coller contre les vitres pour éviter les chocs thermiques. Tournez régulièrement les pots pour éviter qu’elles ne penchent vers la lumière.
Vous avez un coin sombre ? Pensez à la lumière artificielle ! Une simple lampe horticole LED, allumée quelques heures par jour, peut faire des merveilles pour vos plantes les plus sensibles.
Le nettoyage des feuilles : un geste simple, mais souvent oublié
Avec le chauffage, la poussière s’accumule plus rapidement sur les feuilles. Or, une plante couverte de poussière photosynthétise beaucoup moins efficacement.
Routine à adopter : une fois par mois, passez un chiffon doux légèrement humide sur les grandes feuilles (ficus, monstera, philodendron,…). Pour les plantes à feuillage fin ou velu (comme les violettes africaines), utilisez un petit pinceau sec ou un souffle d’air pour retirer la poussière sans abîmer la plante.
C’est aussi un bon moment pour vérifier l’état général de vos plantes : feuilles jaunies à retirer, tiges molles à couper, ou branches à redresser. Un petit toilettage de février fait toujours du bien !
La vigilance contre les parasites : cochenilles, araignées rouges et autres invités indésirables
Le manque d’humidité et la chaleur sèche de nos intérieurs en hiver sont le paradis des parasites. Deux coupables très fréquents : les cochenilles (petites boules blanches cotonneuses) et les araignées rouges (presque invisibles, mais traîtres avec leurs toiles fines).
À faire régulièrement : inspectez le revers des feuilles et les tiges, surtout si vous remarquez un affaiblissement général, des taches ou des feuilles collantes.
Solution naturelle : en cas d’infestation légère, nettoyez les feuilles avec un mélange d’eau et de savon noir ou appliquez une huile végétale (comme l’huile de neem) diluée. Si l’invasion est importante, isolez la plante et recommencez le traitement tous les 4 jours pendant 2 semaines.
L’humidité ambiante : un facteur souvent négligé
Entre radiateurs, courants d’air et fenêtres fermées, l’air devient très sec, ce qui assèche les pointes des feuilles et stresse certaines espèces tropicales.
Astuce : installez un humidificateur à proximité de vos plantes les plus sensibles, ou plus simplement, regroupez vos plantes pour créer un microclimat plus humide. Vous pouvez aussi placer des bols d’eau près des radiateurs ou poser vos pots sur des soucoupes remplies de billes d’argile humides.
Faire un check-up complet de vos plantes
Février est idéal pour prendre le temps d’observer vos plantes une à une. Ce n’est pas encore le moment de rempoter (attendez mars/avril), mais vous pouvez :
| Action recommandée | Pourquoi ? |
| Couper les feuilles mortes | Évite la propagation de maladies |
| Nettoyer les pots et soucoupes | Élimine les champignons et bactéries |
| Réorganiser l’espace | Optimise la lumière et l’esthétique |
| Ajouter un peu de compost en surface | Donne un petit coup de boost avant le printemps |
Une fin d’hiver fertile en patience et créativité
En somme, février n’est pas une période creuse pour les plantes d’intérieur, mais une phase d’observation, d’entretien doux et d’ajustements malins. En leur accordant un peu d’attention et en adaptant vos gestes, vous préparez déjà le réveil du printemps. C’est un mois pour semer les bons réflexes autant que pour rêver à vos prochaines boutures ou projets de rempotage.
Et si vous avez un coin de fenêtre libre, pourquoi ne pas démarrer quelques semis aromatiques ? Le basilic ou la coriandre peuvent très bien commencer leur vie en pot dès la fin du mois, à condition de leur offrir de la chaleur et un peu de lumière.
À vous la parole
Avez-vous une astuce hivernale infaillible ? Un rituel que vos plantes adorent ? Partagez vos secrets en commentaires ou envoyez vos photos de jungle intérieure version février.












